Aujourd’hui, je voulais faire un billet un peu particulier car il s’agit d’un remerciement (minuscule par rapport au travail qu’ils fournissent chaque jour et chaque nuit) au personnel de l’hôpital d’Alençon et plus particulièrement à l’équipe du service de chirurgie G2. En effet après y avoir passé la semaine précédente, je peux vous dire que même si j’aurais préféré être ailleurs (sur la plage ensoleillée par exemple), j’ai été parfaitement prise en charge, accueillie et entendue par tous.

Mais revenons à la nuit de jeudi à vendredi où tout à commencé. Nouvelle crise et cela en dépit de l’anti-douleur prescrit par l’interne des urgences quinze jours plus tôt. Non seulement ça ne s’arrangeait pas mais elle durait encore plus longtemps que d’habitude avec nausées et vomissements. Pour le coup Chéri-bibi prend la décision d’y retourner et de ne pas en bouger avant d’avoir eu, au moins, un début de réponse. Il a bien fait car même avec un calmant en perfusion j’ai dû attendre huit heures du matin pour ne plus avoir mal.

Et là, le miracle, j’ai été prise en charge par un médecin nettement plus âgé que les autres et qui après avoir regardé mon dossier a décrété qu’il n’y avait absolument aucune raison de chercher un problème cardiaque vu mon âge et que c’était forcément au niveau digestif (enfin ! J’avais raison depuis le début…). Une échographie plus tard et le verdict était tombé : des calculs dans la vésicule biliaire avec un début d’inflammation. Il revient avec son collègue de la chirurgie (celui qui m’a opéré), nous font un véritable duo digne des plus grands talk-shows et je peux vous dire qu’une bonne crise de rigolade alors qu’il est midi et que nous n’avons envie que de retrouver notre lit, fait le plus grand bien. Pour le coup, après des explications auxquelles nous avions compris qu’il y aurait IRM et opération dans les jours à venir, lorsque Chéri-bibi a demandé (épuisé et naïf) si dans ce cas-là nous pouvions partir, nos deux chirurgiens hilares ont rétorqué qu’il était hors de question de me laisser quitter l’hôpital. Toutes les six heures, double perfusion d’antibiotiques et cela jusqu’à l’opération…

Finalement tout s’est bien terminé, j’ai été opérée mercredi et je suis rentrée à la maison jeudi (j’ai sorti Chéri-bibi du lit aux aurores dès que j’ai su que j’étais « libérée, délivrée… »). En revanche, je voulais vraiment vous parler de toutes ces équipes soignantes ou techniques qui consacrent leur vie au bien-être de tous. Evidemment, tout le monde connaît leurs mérites avec des horaires et des jours de travail atypiques (finir à 22 heures pour reprendre à 6 heures le lendemain matin), leur patience et leur gentillesse car parfois certains patients auraient besoin d’une personne à plein-temps pour veiller sur eux, leurs sourires et l’empathie dont ils font preuve naturellement et le fait de devoir parfois se battre contre un système hospitalier qui cherche la productivité et la rentabilité plutôt que le service public.

Vous devez savoir qu’à Alençon et dans toute l’Orne, il y a actuellement une véritable pénurie de généralistes donc les gens se voient parfois obligés de se rabattre sur l’hôpital et si j’ai bien compris cela n’ira qu’en empirant car à la fin de l’année de nombreux médecins vont prendre leur retraite et ne seront pas remplacés, de quoi laisser du monde sur le carreau. Un pharmacien m’a même dit qu’aprés tant d’années d’études et de sacrifices, il fallait comprendre que ceux-ci préférent la région parisienne ou la côte d’azur…

La conclusion sera pour les gestionnaires administratifs de l’hôpital d’Alençon, juste pour leur demander un parking qui serait réservé au personnel soignant ou non car c’est quand même dément qu’ils soient obligés de perdre du temps à chercher une place pour se garer à l’extérieur de l’hôpital alors qu’il y a un parking à l’intérieur…

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